26.06.2008
Fribourg tombe sous le charme de Carl-Alex Ridoré
Le 22 juin, Carl-Alex Ridoré a été élu préfet du district de la Sarine. Cet avocat de 36 ans est le premier socialiste à conquérir ce bastion démocrate-chrétien. Et le premier Noir en Suisse, bien que cela n'ait «pas été un argument de campagne».
Le 1er septembre prochain à Fribourg, Carl-Alex Ridoré remplacera donc à la Préfecture le démocrate-chrétien Nicolas Deiss, frère de l'ancien conseiller fédéral. Une fonction très en vue sur les bords de la Sarine, où le préfet, élu au suffrage majoritaire, sert à la fois de bras armé du gouvernement cantonal et de contrepoids politique.
Cet avocat d'origine haïtienne au nom chantant (il est aussi choriste) est réservé, modéré, presque lisse. Il pèse chaque mot mais il crève l'écran depuis son entrée en politique en 2001.
Vous n'aimez pas qu'on parle de «Barack Obama fribourgeois» à votre sujet. Le candidat démocrate à la présidence des Etats-Unis n'en fait pas non plus un thème majeur, mais vous ne pouvez nier que votre victoire est aussi celle du multiculturalisme?
Carl-Alex Ridoré: Ce n'est pas que je n'aime pas en parler, mais ça n'a jamais été l'argument de ma campagne électorale. Je suis donc tout à fait d'accord avec Obama et ne me considère pas comme porte-drapeau d'une cause à défendre.
J'ai exercé des activités très variées (scoutisme, chant, sport...) et tout cela a débouché assez naturellement sur un engagement politique. J'aime le contact avec les gens, l'être humain me passionne et c'est ça le moteur dans ma vie. J'aime cette région et, pour moi, les thèmes importants sont les personnes âgées, les transports publics, l'aménagement du territoire, la création de l'agglomération fribourgeoise, etc.
Mais en soi, c'est une joie, bien sûr, car c'est une manière de faire rentrer l'aspect multiculturel dans une certaine normalité et, donc, à sa juste place. La question que je me pose, moi, c'est si on dit aussi sans cesse à Obama qu'il est le Ridoré des Etats-Unis! (rire)
Vous avez mis KO le Parti démocrate-chrétien (PDC) en lui prenant la septième et dernière préfecture qu'il détenait encore dans le canton. C'est historique?
C.-A. R.: N'exagérons rien, mais beaucoup d'analystes relèvent effectivement une lente érosion de l'empire PDC depuis les années 60. Je me suis engagé pour être acteur et non pas observateur du PDC, mais il est vrai que ce parti, de manière générale, a peut-être trop tardé à préparer une relève pour les différents postes qu'offre le canton, et notamment la préfecture de la Sarine.
Pourquoi le préfet a-t-il une si grande importance politique à Fribourg?
C.-A. R.: C'est une sorte de Saint Nicolas (le patron mythique de Fribourg) des communes: il a un rôle de conciliateur mais il doit aussi trancher, guider.
Le préfet est particulièrement important ici par rapport aux autres cantons, et celui de la Sarine plus encore puisque ce district regroupe un tiers de toute la population du canton et que Fribourg est la capitale cantonale.
Il doit être le promoteur de la région et de la coopération intercommunale, le garant de l'ordre public. Il a aussi des fonctions de magistrat en matière judiciaire et il est une autorité de recours pour toutes sortes de décisions dont je vous fais grâce!
En 2006, le PS a pris les communes de Fribourg et Villars-sur-Glâne. Il a très bien passé le cap des élections fédérales de 2007. Fribourg vire à gauche?
C.-A. R.: Oui, depuis plusieurs années, au fil des scrutins, je constate une progression parce que la gauche répond mieux aux préoccupations des gens. On disait généralement que le district de la Sarine votait à gauche mais élisait à droite, et mon élection montre qu'ils se mettent aussi à élire à gauche.
Cette ville a connu une forte urbanisation, comme ailleurs en Suisse. Et au-delà de ce qu'on appelle le Grand Fribourg (la ville et les communes limitrophes de l'agglomération), les communes plus campagnardes voient augmenter une population de gens qui travaillent en ville et qui tend donc à devenir là aussi plus homogène.
Avez-vous des contacts avec Haïti, votre pays d'origine?
C.-A.
R.: Mes parents nous ont élevés dans les deux cultures, ma sœur et moi.
Donc, à travers eux, j'ai gardé depuis tout petit une relation de
tendresse avec ce pays. J'ai eu l'occasion d'y aller à quatre reprises.
Il fut un temps où j'avais même envisagé de m'engager pour quelques
temps en Haïti. Cela reste une possibilité, dans vingt ou trente ans,
que je ne peux exclure.
Source : swissinfo
Femme égorgée à Fribourg en 2003: son meurtrier écope de 14 ans
La cour a également retenu contre ce Brésilien de 24 ans toute une kyrielle d'autres infractions. Il s'agit notamment de délit manqué de lésions corporelles graves, de lésions corporelles simples avec un objet dangereux et de mauvais traitement envers les animaux.
L'accusé devra verser pour tort moral 40'000 francs à chacun des trois enfants de la victime, une Portugaise de 30 ans, ainsi que 30'000 francs à chacun des parents et 10'000 francs au frère de la victime. Les frais du jugement sont à sa charge.
Excision: premier procès du genre en Suisse
Pour la première fois en Suisse, un
tribunal se penche jeudi à Zurich sur une affaire d'excision pratiquée
sur sol helvétique. Les parents d'une jeune fille, aujourd'hui âgée de
13 ans, doivent répondre de lésion corporelle grave.
10 ans de prison?
Concernant ce premier procès à Zurich, les faits remontent à plus de dix ans. Les parents, des Somaliens de 45 ans, ont reconnu avoir fait exciser leur fille à l'âge de deux ans en 1996 à leur domicile dans l'Oberland zurichois. L'autorité de tutelle a été alertée en septembre dernier par un médecin et a déposé plainte.Placés en détention durant l'enquête, les parents ont été relâchés. Ils risquent jusqu'à dix ans de prison. Selon l'UNICEF, il s'agit du premier procès concernant une mutilation sexuelle pratiquée en Suisse.
6000 à 7000 femmes
Selon un rapport présenté début juin à Fribourg, entre 6000 et 7000 femmes sont excisées ou menacées de l'être au niveau suisse. Cette étude repose sur une enquête menée en 2004 auprès des gynécologues, des sages-femmes, des pédiatres et des services sociaux.Le jour où Fribourg condamnait pour la première fois une personne, il a aussi annoncé avoir recensé sur son sol au moins quatre femmes mutilées. Ce nombre ne regroupe cependant que les cas avérés, les victimes étant souvent apeurées par les pressions familiales.
Mesures de prévention
Plusieurs cantons suisses ont dernièrement décidé de mettre sur pied une série de mesures axées sur la prévention et l'information. Des médiateurs culturels issues des communautés concernées par les mutilations génitales féminines doivent notamment être formés.Les professionnels de la santé ou les fonctionnaires en contact direct avec les victimes seront également préparés à gérer de manière adéquate les situations liées à la problématique de l'excision. Une brochure sera éditée et disponible dès cet automne.
Source : Tsr
17.06.2008
Grand succès de l'élevage Suisse
Les éleveurs hélvétiques rentrent de l'Open
German d'Osnabrück (D) avec
le sourire. Ils ont raflé tous les titres, plaçant l'élevage suisse sur
le haut de la scène internationale.
L'aventure de la participation à la German Open à Osnabrück prend fin sur un succès considérable des éleveurs suisses (voir Agri du 6 juin 2006). Au retour de la manifestation, les organisateurs peuvent afficher leur fierté face aux résultats de l'élevage helvétique. Jugez plutôt!
Decombes Kite Adriana, d'Alain et Michel Genoud, à Vuadens, a été élue grande championne Red Holstein et suprême championne devant Morandale Swatch Britney, de François Morand, à Vuadens et Baur'sheima Ranger Raina, de Heinz Baur, à Travers.
Chez la Holstein, Rey Champion Rikiera, de Christian et Jacques Rey, aux Verrières, est devenue championne de sa catégorie. Pour la deuxième catégorie Holstein, les rangs 1 à 3 ont été occupés par des vaches suisses et la championne est Castel James Jolie, de Michel Castella, à Sommentier. Pharisa Champion Jennifer, d'A. et P. Pharisa et Christian Jaquet, à Estavannens, a obtenu la victoire de catégorie puis la mention d'honneur Intermediate. Une autre victoire de catégorie est revenue à P'tit Coeur Iron Diona de Roger Frossard, aux Pommerats.
Le titre de grande cham- pionne Holstein est revenu à Morandale Kite Bretagne, de François Morand, à Vaulruz, devant Du Prieuré Journalist Princess, de Nicolas Jotterand, à Bière, et Sunny-Place Leader Poesie, de Patrick et Pierre Oppliger, à Sonceboz.
Un palmarès qui parle de lui-même et qui renforce encore la position de l'élevage suisse sur la scène internationale. Après les succès remportés à Oldenburg en 2006 où la Suisse avait raflé avec l'élevage de François Morand de Vuadens les deux titres de championnes Holstein et Red-Holstein, la Suisse confirme sa position de leader dans la génétique bovine.
Source : Agri
12.06.2008
La panne électrique risque d'être quotidienne
Philippe Virdis. Le patron du Groupe E a profité du Forum des 100
pour confronter les Suisses à leurs paradoxes.
Quelle contradiction! Notre consommation d’électricité continue
d’augmenter, alors que la réduction de notre production d’énergie est
programmée. Le 22 mai, pendant le Forum des 100 organisé par L’Hebdo,
Philippe Virdis a appelé à un grand débat pour prévenir la pénurie.
Selon le patron du Groupe E (producteur et distributeur d’électricité
sur Fribourg,
Neuchâtel
et Vaud),
il faut parvenir à un
consensus sur les investissements à lancer.
Pourquoi cet appel qui laisse entrevoir une catastrophe?
Dans l’imaginaire collectif, les prises électriques semblent
intarissables. Les prévisions démontrent pourtant qu’elles seront
bientôt souvent «à sec». Sur le plan suisse, même avec des hypothèses
optimistes, les scénarios annoncent une faille grave entre besoins et
ressources dès l’hiver 2019-2020. Le problème est européen. La
Fédération belge des entreprises électriques et gazières vient de
communiquer que la Belgique sera en sous-production dès 2017 si rien
n’est entrepris.
A qui la faute?
Notre société est paradoxale. Chacun déplore les atteintes à
l’environnement et redoute le réchauffement climatique. Mais les
habitudes de consommation n’évoluent pas ou peu. Voyez notre «courant
vert» que nous peinons à écouler parce qu’il est plus cher... Alors que
la sensibilité dominante reste hostile à la construction d’usines
fonctionnant au nucléaire, au charbon ou au gaz. Et pourtant! Sans
nouvelles centrales, nous ne parviendrons plus à satisfaire la demande.
Soyons clairs: je crois aux énergies renouvelables. Si, en 2030, elles
satisfont 10% des besoins, ce sera déjà bien. Mais loin de suffire.
Ne dramatisez-vous pas pour servir vos intérêts?
Encore une fois, la situation est grave. Le cap de la rupture est
passé. Alors que la Suisse avait toujours été exportatrice, elle a dû
importer de l’électricité
en 2005. A hauteur de 10% de sa consommation. La balance est restée
négative en 2006. En 2007, il a fallu une météo clémente pour retrouver
de justesse un solde exportateur.
La tendance est donnée. La production d’électricité d’origine
hydraulique décroît d’année en année, à cause des nouvelles
dispositions protégeant les rivières et de la diminution des eaux
d’origine glaciaire. Sur les cinq centrales nucléaires qui fournissent
près de 40% de l’électricité du pays, trois seront fermées d’ici à
2020. Enfin, les gros contrats avec la France qui garantissent notre
approvisionnement doivent être renégociés. Ce sera dur. Car, comme
nous, les Français sont menacés de pénurie...
Qu’entreprendre?
Le Groupe E est partisan des énergies renouvelables,
pour lesquelles nous allons investir 320 millions. Ainsi, nous sommes
associés au projet Swatch de voiture à hydrogène. Mais notre
responsabilité de producteur et fournisseur nous contraint à investir
aussi dans les énergies non renouvelables, par exemple en consacrant
160 millions à la construction d’une usine au charbon en Allemagne.
Dans le premier cas, on nous applaudit. Dans le second, on nous
conspue. Nous sommes pourtant sceptiques à l’égard des droits à polluer
échangeables dans des bourses qu’a conçues l’Union européenne pour
répondre au Protocole de Kyoto. A l’échelle planétaire, ça ne résout
rien. En revanche, nous croyons aux progrès technologiques qui
captureront et contiendront le CO2 des énergies fossiles. Nous
appliquerons cette technologie dès que possible.
Que faites-vous de la raréfaction de ces énergies?
Leur prix est beaucoup trop bas. Ces prochaines années, le tarif de
l’électricité augmentera de trois à quatre fois. Car nous devons mettre
le prix pour «nettoyer» nos émissions de CO2 et financer la recherche
des énergies nouvelles... Et lancer les investissements indispensables,
qu’on chiffre à 30 milliards. Pour notre économie, des pannes
récurrentes d’approvisionnement seraient catastrophiques. J’appelle
donc à un débat pour remettre en question notre relation à l’énergie et
nous entendre sur les investissements à lancer sans plus tarder.
www.forumdes100.com
Mot-clés : énergie,
électricité,
panne électrique, CO2, Forum des 100, protocole de Kyoto, Philippe
Virdis,
Source : L'Hebdo
09.06.2008
Le chômage à son plus bas niveau depuis 02
Le taux de chômage
en Suisse se trouve à son plus bas niveau depuis six ans. A fin mai, il
se situait à 2,4%, contre 2,6%, indique lundi le Secrétariat d'Etat à
l'économie. La baisse est notamment sensible en Suisse romande.
A côté des habituels effets saisonniers, la bonne conjoncture a
également contribué à cette évolution favorable le mois dernier.
L'ensemble des demandeurs
d'emploi inscrits s'est élevé à 148'527, soit 6367 de moins qu'en
avril. A fin mai, 95'166 personnes étaient inscrites dans les offices
régionaux de placement,
soit une décrue de 5714 personnes.
Baisse en Suisse romande
Le taux de chômage demeure encore nettement supérieur en Suisse romande
qu'en Suisse alémanique: 3,7% pour la première contre 1,9% pour la
seconde.
Toutefois, les Romands et le Tessin ont connu les meilleures baisses de
taux de chômage. Le Tessin est passé de 3,9% en avril à 3,6% en mai. Vaud
(3,9%) et Valais
(2,8%) ont également baissé leur taux de 0,3 point, tandis que Neuchâtel
(3,3%),
Genève
(5,6%, le plus haut taux du pays), Fribourg
(2,2%) et Berne (1,6%) ont diminué de 0,2 point. Le Jura est
resté à son taux précédent de 2,8% de chômeurs.
En Suisse alémanique, les cantons de Soleure (2,1%), de Schaffhouse
(1,9%), des Grisons (1,4%) et d'Appenzell Rhodes-Intérieures (0,7%, le
taux le plus de Suisse) affichent les plus fortes baisses, à -0,2 point.
Même tendance cet été
"Ce recul est fort réjouissant", a commenté Serge Gaillard, responsable
de la direction du travail au Seco. Il corrige les mauvais résultats
des deux mois précédents.
L'économiste estime aussi que le nombre de sans-emploi devrait
également reculer durant les mois de juin et de juillet. Il faut
s'attendre à une nouvelle hausse au mois d'août, en raison notamment de
l'arrivée des jeunes sur le marché du travail. Durant la deuxième
moitié de l'année, le responsable de la direction du travail du Seco
escompte une légère augmentation, qui devrait se terminer par une
moyenne du taux de chômage de 2,5% pour l'ensemble de l'année 2008.
Swiss Tuning Show 2008
700 voitures, plus de 15'000 visiteurs le temps d’un week-end, le
Swiss Tuning Show a tenu toutes ses promesses, notamment avec des
animations chaudes et fumantes !
Demandez à n’importe lequel des 15'000 visiteurs qui s’est rendu à Geneva
Palexpo les 31 mai et 1er juin, de quoi il se souvient et vous
aurez toujours la même réponse, le show de drift et les Fuel Girls. Et
pour cause, ces deux animations ont fait la réputation du Swiss Tuning
Show comme étant l’un des plus grands meetings d’Europe.
Les shows de Drift ont commencé le samedi à 15h, juste après
l’ouverture du salon. Les pilotes engagés pour cette édition ont
rapidement enflammé les spectateurs qui étaient déjà présents en
nombre, dans des tribunes agrandies pour l’occasion. Après quelques
tours de roues par des pilotes de moto super motard, les BMW du team
VWF sont entrées en jeu, accompagnées d’une Porsche Boxster.
Très rapidement, la cadence est montée en puissance avec la
démonstration faite par Philippe Camandona et Alain May, tous deux au
volant de Mitsubishi Lancer Evo VI. Le show a atteint son apogée avec
l’arrivée du maître d’œuvre, j’ai nommé Marc Fleury et de deux de ses
compères, Juri sur sa BMW E30 et d’un spécialiste de Drift italien,
connu sous le nom de « Lo Sceriffo ». Les shows se sont succédés à des
allures impressionnantes et tous les pilotes ont montré des aptitudes
fascinantes, étant toujours très proches les uns des autres, ou des tas
de pneus.
Quant aux autres shows de cette manifestation, notons la présence d’une
démonstration d’hélicoptères radiocommandés de très haut niveau ou
encore d’une piste de drift spécialement mise en place pour l’occasion.
L’élection de miss Tuning a également attiré bon nombre de visiteurs,
avec dans le jury, la belle Sonia Tavares, qui remettait sa couronne en
jeu. Notons que c’est Chantal Rupps, une suisse alémanique de 19 ans,
qui a remporté les suffrages et portera fièrement les couleurs du STS
2008.
Côté Tuning,
les nombreux clubs et exposants présentaient leurs automobiles
fraîchement terminées pour ce début de saison 2008. Le Club
Tuning Fribourg a raflé la coupe du club le plus nombreux et l’un
de ses membres a récolté une coupe dans le Top Girls. Côté pros, Bifu
Design s’est illustré avec une S2000 de toute beauté, alors que la RS4
du garage Infinity a encore fait de nombreux envieux.
L’an prochain, les dates sont déjà fixées au 14 et 15 juin, avec des
nouveautés qui risquent de faire couler beaucoup d’encre !